A - Les parasites internes chez les chiens et les chats

 

            1 – Les vers

                        Ce sont les parasites les plus fréquemment rencontrés chez les carnivores domestiques.

                       

                        a – Les vers ronds ou Nématodes

                       

On les retrouve majoritairement chez les jeunes animaux, notamment en collectivité (chenils, élevages, ….), mais leur importance varie selon les régions.

Les principales espèces sont les Ascaris (Toxocara, Toxascaris), mais aussi les Ankylostomes et les Trichures.

Ce sont des vers ronds, dont la longueur varie de 3 à 40 cm, et dont la transmission se fait par voie buccale, mais aussi in-utero ou par le lait, et parfois par voie percutanée.

Une fois contaminé, l’animal aura des symptômes digestifs (diarrhées, parfois vomissements par obstruction par des pelotes de vers), et également des symptômes généraux (amaigrissement, anémie, …).

La transmission peut se faire à l’humain (on parle de zoonose), notamment aux enfants (Toxocara canis et cati).

 

                        b – Les vers plats de type ténias ou Cestodes

 

Les principales espèces sont : Taenia, Echinococcus, Dypilidium, et Diphyllobothrium.

Ce sont des vers plats ayant l’aspect d’un ruban s’élargissant vers l’arrière, dont la taille varie de moins d’un millimètre à plusieurs mètres, et dont le corps est formé de 3 parties :

-          le scolex (tête)

-          le cou

-          le tronc ou strobile constitué d’anneaux

 

La transmission se fait par voie buccale (ingestion de cadavre de lapin, porc, ruminant, oiseaux, poissons, petits rongeurs, …) ou par piqûre de puce pour le Dipilydium.

Ici, les symptômes chez les animaux seront également digestifs avec diarrhée et prurit anal, généraux avec augmentation de l’appétit et amaigrissement (grave lors d’Hydatidose liée à Echinococcus), et parfois nerveux (rares convulsions).

La transmission à l’homme des Echinocoques est aussi possible, occasionnant des lésions graves : L’Echinococcose hydatique est une zoonose majeure.

Accessoirement, le Dypilidium peut être transmis également à l’homme par les puces, et le Bothriocéphale par l’ingestion de poisson.

 

 

Le traitement des vers se fait par l’administration régulière de vermifuge, deux à quatre fois par an, et bien sûr à chaque fois que l’on trouve des parasites dans les selles.

En cas d’infestation par des puces, il est judicieux de vermifuger également son animal contre les ténias.

Il existe des vermifuges actifs contre chaque type de vers. Si l’on a identifié un type de ver, il faut utiliser un vermifuge spécifique de ce ver. En cas contraire, on utilisera un vermifuge à large spectre.

            2 – Les Protozoaires

 

Ces parasites sont très fréquents chez les chiens, mais aussi chez les chats vivant à l’extérieur, ainsi que chez les animaux achetés en animalerie.

Ils ne sont pas éliminés par les vermifuges et nécessitent l’emploi de traitements spécifiques.

 

                        a – Les Coccidies

 

            Elles sont présentes lors de mauvaises conditions d’hygiène générale (chenils, animaleries, …).

Chez le chien et le chat, on retrouve les genres Eimeria et Isospora, qui sont responsables de diarrhées parfois hémorragiques. Les symptômes peuvent être particulièrement graves chez les jeunes animaux.

 

            b – Les Amibes et les Giardia

 

Il s’agit essentiellement d’Entamoeba histolytica responsable de dysenterie amibienne et de Giardia duodenalis. Elles sont fréquentes en France, et touchent des animaux de tout âge. Les 2 sont transmissibles à l’homme (zoonose).

La transmission se fait par léchage du sol, ou ingestion d’aliments et d’eau souillés, …

Le diagnostic est difficile (nécessitant parfois plusieurs analyses coproscopiques), et il existe des porteurs sains. Les symptômes sont là encore des diarrhées, une malabsorption et un amaigrissement.

 

 

B – Les parasites internes chez les NAC

 

            1 - Les parasites internes chez les Lapins et rongeurs domestiques

 

            Les lapins et rongeurs de compagnie abritent potentiellement un grand nombre d’espèces de parasites dans leur tube digestif. Toutes ne sont pas pathogènes, certaines sont même utiles.

 

                        a – Coccidioses intestinales 

           

La plupart des protozooses graves chez les rongeurs et lagomorphes sont dues à des coccidies du genre Eimeria. Il existe cependant une dizaine d’espèces de coccidies connues, surtout chez le lapin, mais aussi chez le cobaye, chinchilla et dègue (octodon).

 

            La coccidiose intestinale est aussi connue sous le nom de la « Maladie du gros ventre », lors du sevrage, avec des symptômes digestifs, et parfois la mort.

 

                        b – Helminthoses digestives liées aux Nématodes

 

            Les vers ronds sont rarement pathogènes (parfois diarrhée ou amaigrissement).

On retrouve des oxyures chez le hamster, le rat, la souris et la gerbille, mais aussi Passalurus ambiguus chez le lapin.

            On ne vermifuge pas en prévention comme chez les carnivores car cela ne présente que peu d’intérêt.

                        c - Helminthoses digestives liées aux Cestodes

 

            On retrouve Hymenopis nana (les autres cestodes ne semblent pas pathogènes) parfois chez la souris et le chinchilla, responsable de diarrhée, d’occlusion et de mort.

            La transmission à l’homme est possible.

           

 

                        d – Protozooses

 

            Elles sont rares. On retrouve surtout Giardia, Entamoeba et Trichomonas chez le chinchilla et le cobaye où les diarrhées sont meurtrières.

 

 

            2 - Les parasites internes chez les Furets

 

                        a – Les Helminthes

 

            Ils sont peu fréquents et rarement pathogènes.

            Il y a des parasites communs avec le chat et le chien (Toxocara, Toxascaris, Ankylostoma et Dypilidium), mais aussi des parasites spécifiques du furet (Euparyphium, Uncinaria, Capillaria).

 

                        b – Les Protozoaires

 

            Le plus fréquemment asymptomatiques, certains furets peuvent développer de temps en temps des diarrhées hémorragiques, notamment après l’achat.

            On retrouve fréquemment des coccidies chez les jeunes, où elles entraînent diarrhées, apathie , déshydratation et prolapsus rectal. On peut rencontrer également Giardia intestinalis responsable de diarrhées, ainsi que des cryptosporidies  chez les jeunes. La cryptosporidiose  est une zoonose.

 

 

            3 - Les parasites internes chez les Oiseaux

 

                        a – Les Protozoaires

 

            Les petits exotiques, les perruches ondulées, les callopsittes, et parfois les amazones peuvent souffrir de la présence de Trichomonas gallinae, responsable de nécrose et d’abcès de la cavité buccale.

            Giardia lamblia et Giardia psittacci sont également des protozoaires hébergés par les perruches et callopsittes, à l’origine de diarrhées et de picage.

            Enfin, des coccidies (Eimeria et Isospora) entraînent abattement et diarrhées chez les petits exotiques et les canaris.

 

 

                       


b – Les Nématodes

 

            Des vers ronds (Ascaridia, Capillaria) se rencontrent chez le canari, les perruches, les aras, …. D’autres (Spirures)se retrouvent chez les passereaux et psittacidés.

 

                        c – Les Cestodes

 

            De nombreux cestodes parasitent les petits exotiques, les passereaux et les psittacidés (Gabonais, cacatoès, …).

 

 

            3 - Les parasites internes chez les Reptiles

 

                        a - Les parasites internes des Tortues

 

            Les tortues peuvent aussi héberger des vers ronds, surtout lors de mauvaises conditions d’élevage.

            Les signes cliniques sont une baisse de poids, une baisse d’appétit et des diarrhées.

            Il est très important de vermifuger les tortues, notamment à l’acquisition.

 

                        b - Les parasites internes des Iguanes

 

            Les iguanes hébergent des protozoaires responsables d’entérite à flagellés, à amibes et à coccidies. Ils peuvent également héberger des vers ronds et plats.

 

                        c - Les parasites internes des Serpents

 

            Les serpents sont fréquemment parasités par des vers (Kalicephalus inermis, …) ou des protozoaires flagellés (monocercomonas).

 

 

 

CONCLUSION

 

            Tous les animaux domestiques sont susceptibles d’héberger différents parasites, surtout les jeunes, notamment lorsqu’ils viennent d’être acquis.

            D’une manière générale, les animaux élevés ou entretenus en collectivité, du fait de la promiscuité et parfois du manque d’hygiène des locaux, sont les plus atteints.

            Les symptômes rencontrés sont souvent digestifs, mais parfois généraux, avec amaigrissement pouvant aller jusqu’à la mort. Parfois, les animaux sont porteurs sains, c'est-à-dire qu’ils n’ont pas de symptômes, mais peuvent quand même transmettre le parasite.

            Il existe des traitements pour tous les parasites et pour toutes les espèces d’animaux domestiques. Plus le traitement est mis en place précocement par le vétérinaire, plus les chances de guérison sont importantes.

            Outre l’atteinte de nos animaux, certains parasites sont susceptibles d’être transmis à l’homme. La prévention passe donc par une vermifugation systématique des chiens et des chats selon les protocoles vétérinaires, ainsi que par l’hygiène des conditions d’élevage.


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